3 Décembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7, 21.24-27

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là
et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »

         As-tu remarqué que les deux maisons subissent exactement les mêmes intempéries? La première n’est donc pas en brique et ciment et la seconde n’est pas construite en paille ou en bois. Jésus n’évoque donc pas le conte pour enfants du XIXème s., décrivant un cochon plus habile et intelligent que ses deux frères, capable de construire une maison assez solide pour éviter le souffle dévastateur d’un loup affamé.

         Tu subis en ce moment , comme la quasi-totalité de l’humanité, cette pandémie. Les conséquences pour toi sont peut-être différentes suivant ton âge, ta situation professionnelle, familiale, ta résistance ou non au virus, tes fragilités et tes forces, tes angoisses et questions, ta santé… Une chose est certaine, ta maison a été agitée et je souhaite que son écroulement n’ait pas été complet.

         Ces deux maisons sont ébranlées par des malheurs extérieurs et incontrôlables. De la même manière, depuis bientôt un an, la COVID, virus extérieur et pour le moment difficilement contrôlable, t’éprouve avec plus ou moins de violence.

         Jésus fait un lien entre la fondation des maisons et le fait de vivre la volonté de son Père. Cette volonté n’est sûrement pas une obéissance docile et servile: «ne suffit pas de me dire Seigneur, Seigneur». Cette volonté n’est pas non plus une distance telle que tu aurais à te débrouiller au travers des aléas de la vie et de ta condition humaine.

         Cette volonté du Père a désormais un visage, un corps, un nom: le Christ. Cette volonté du Père est le désir de Dieu fait homme au soir de Noël. Cette volonté du Père s’est donnée sur la croix pour te faire vivre et désormais bâtir ta vie sur le roc. Tu ne subiras pas moins de difficultés, d’angoisses, de morts que les autres sous prétexte que tu es disciple-missionnaire mais tu sauras (parfois avec du temps, de la prière, de la fraternité) y lire à la fois la présence de Dieu, à la fois des sœurs et des frères à aimer. La volonté du Père est entièrement résumée dans ce commandement biface: aime Dieu-aime ton prochain (Marc 12:28-31)

Stéphane Ligier, curé du secteur de Riez

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s