Samedi 29 novembre

Evangile de Jesus-Christ selon Saint Marc (13, 33-37)

« Veillez, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison »

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment. C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et demandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ; s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

Les Chinois commencent en février, nos frères et sœurs Juifs avec Roshashana, je veux parler d’une fête ou célébration pour commencer la nouvelle année. On pourrait dire que pour nous chrétiens l’année ne commence pas le 1er janvier, mais le premier jour de l’Avent parce ce jour-là c’est le début de notre année liturgique que nous vivrons le 29 novembre. Ce temps de l’Avent nous est donné non pour préparer Noël comme je l’ai pensé pendant des années, mais pour nous inviter à quelque chose d’important que l’évangile de ce dimanche mentionne à trois reprises : la notion de veille. Cette invitation n’est pas à prendre au pied de la lettre bien sûr. Derrière cette demande du Seigneur il y a un moyen qui nous est donné qui nous aidera à rester dans cet état. Je veux parler du désir. Saint Augustin disait « Toute la vie du vrai chrétien est un saint désir. Sans doute, ce que tu désires, tu ne le vois pas encore : mais le désir te rend capable, quand viendra ce que tu dois voir, d’être comblé. » Quand on désire, on se repose pas. Ce que le Bon Dieu attend de nous, ce n’est pas que nous ayons de belles fêtes de Noël, (même si c’est important dans le contexte actuel), mais c’est de voir grandir un désir dans notre cœur, le désir de son retour, de le retrouver, de le contempler. L’église à travers la liturgie est là pour nous aider à travers la communauté rassemblée, les écritures, les sacrements sans oublier le témoignage à vivre cette attente de ce jour les yeux tournés vers ces réalités invisibles. Et l’Avent est ce temps particulier pour commencer notre année en creusant le désir de cette rencontre avec notre Seigneur. Saint Augustin disait encore : « De même, Dieu, en faisant attendre, étend le désir ; en faisant désirer, il étend l’âme ; en étendant l’âme, il la rend capable de recevoir. » Bonne Année liturgique dans ce saint désir pour que le Seigneur soit en tous.

Père Jacques Rigaud

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