Dimanche 8 novembre Matthieu 25, 1-13

 En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples cette parabole :
    « Le royaume des Cieux sera comparable
à dix jeunes filles invitées à des noces,
qui prirent leur lampe
pour sortir à la rencontre de l’époux.
    Cinq d’entre elles étaient insouciantes,
et cinq étaient prévoyantes :
    les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,
    tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes,
des flacons d’huile.
    Comme l’époux tardait,
elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
    Au milieu de la nuit, il y eut un cri :
‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’
    Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent
et se mirent à préparer leur lampe.
    Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes :
‘Donnez-nous de votre huile,
car nos lampes s’éteignent.’
    Les prévoyantes leur répondirent :
‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous,
allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’
    Pendant qu’elles allaient en acheter,
l’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces,
et la porte fut fermée.
    Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent :
‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’
    Il leur répondit :
‘Amen, je vous le dis :
je ne vous connais pas.’

    Veillez donc,
car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

Est-ce que nos lampes sont allumées ?

Choquant, non ? Les prévoyantes de la parabole refusent de partager leur huile et les insouciantes finissent par se trouver devant une porte fermée… Où est la charité chrétienne ?

Justement, une parabole est toujours là pour choquer, surprendre… pour découvrir quelque chose au-delà de l’immédiateté des mots. La lampe signifie forcément chacun de nous, appelé à VIVRE. Et personne ne peut vivre à notre place… ce qui est vrai en tout temps, l’est d’une manière particulière en ce temps de reconfinement !

La lourdeur de l’ambiance actuelle, avec ses crises et horreurs, peut nous tenter à nous ‘endormir’, à nous laisser submerger par la morosité, voire la déprime… Comment ‘vivre vraiment’ et être des ‘lampes allumées’ malgré tout ?

Je repense à ce que disait Samuel Le Bihan, papa d’une fille autiste : « c’est en faisant quelque chose pour les autres que le meilleur de nous-mêmes jaillit ! ». Penser aux soignants, à tous ceux qui travaillent pour nous au quotidien et qui assurent tout ce que nous avons pour manger, nous chauffer, nous protéger… bref toute cette chaîne immense de services. Se donner chaque jour un objectif : commencer ma journée en disant merci pour mille choses, prendre des nouvelles, se soucier du voisin, prier, encourager… Être une lampe allumée peut réveiller des lampes éteintes pour qu’elles brillent à leur tour.

Gilbert Marijsse

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